Signe de Lasègue

lasegueLe patient est allongé sur le dos, l’examinateur soulève le membre atteint au niveau du talon d’une main, l’autre main s’assure que le genou reste en extension.
La douleur connue par le sujet est ressentie à partir d’un certain angle de flexion. La mesure de cet angle permet d’évaluer la gravité de l’atteinte.
S’assurer de l’absence d’une souffrance des ischio-jambiers, d’une arthrose inter-apophysaire sans compression radiculaire, d’une coxarthrose.

Le test différentiel de Lasègue

laseguedifferentielPermet de trancher entre une sciatalgie et une douleur de l’articulation coxo-fémorale atypique en cas d’arthrose. Douleur atypique se localisant en postéro-externe.

La manoeuvre débute comme celle de Lasègue classique, dès la survenue de la douleur l’examinateur va fléchir le genou du membre soulevé. La douleur en cas de sciatalgie doit disparaitre ou s’atténuer considérablement. Le praticien prolonge la flexion de la cuisse, en cas d’atteinte de l’articulation de la hanche celle-ci est douloureuse.

Test de Lasègue croisé

Le praticien soulève le membre inférieur non-douloureux, le patient étant allongé sur le dos. Ce qui entraine une contrainte contro-latérale au niveau lombaire qui repousse le disque intervétébral en dehors du côté atteint.

En cas d’hernie discale importante cette manipulation est douloureuse.

Le test de Bragard

bragard
L’angle de non-douleur de Lasègue a été noté; dans ce test le membre atteint est placé à la limite non-douloureuse, le genou maintenu en extension. Puis l’examinateur va fléchir le pied et déclencher la douleur.
Si la douleur se situe uniquement au niveau du mollet (en cas de sciatique tronquée) vérifier le muscle triceps sural ou une thrombose veineuse.

Palpation du nerf sciatique dans la fosse ischio-tranchotérienne (point de Valleix)

Le patient est en décubitus latéral (côté à explorer vers le haut), la hanche est fléchie à 90° ainsi que le genou. Le praticien va d’une prise pulpaire bidigitale (majeur-annulaire) repérer la tubérosité ischiatique. Tout en maintenant ce repère, à l’aide son pouce il va se placer sur le grand trochanter. Au milieu de la ligne joignant ces deux points de repère est placé l’index. Grâce à une approche transversale profonde l’index va palper le nerf sciatique.

Remarque: il faut s’assurer que les muscles fessiers sont en total décontraction.

Indice Schober

schoberLe praticien marque un repère sur le processus épineux de L5, ou si celui-ci est difficilement palpable, à hauteur des deux épines iliaques postéro-inférieures. Puis un deuxième repère 10cm au dessus du premier.

Remarque: les deux points de repères sont pris le sujet au garde-à-vous.

Le sujet fléchit le tronc au maximum, dans cette position l’examinateur mesure la distance entre les 2 points. La physiologie est une distance de 13cm à 15cm selon les auteurs, en cas de diminution d’amplitude de rachis lombaire la distance est inférieure à 13cm.

La diminution de flexion du rachis lombaire fait penser à une atteinte arthrosique quelqu’en soit l’origine, à une contracture des muscles paravertébraux, ou autres éléments réduisant la mobilité lombaire (arthrose, synostose, tassement vertébral…).

Afin de différencier une sciatique causée par hernie discale ou par une contracture du muscle piriforme, qui contraint le nerf sciatique dans le canal infra-piriforme (grande incisure ischiatique), les tests suivants sont réalisés:

Signe de Bonnet:

bonnetLe sujet est en décubitus dorsal, hanche fléchit à 90° environ. L’examinateur va effectuer un mouvement de rotation interne et adduction au niveau de la hanche. Pour cela la première main empoigne la cheville au dessus de la malléole interne, l’autre main est placée en latéral du genou fléchi.

Dans cette position le praticien tire vers lui et en haut sa première main, pousse avec sa deuxième main en avant et en bas. Ceci réalisant une rotation interne et adduction de la coxo-fémorale.

Cette manipulation va étendre le muscle piriforme qui va irriter le nerf sciatique.
Si la douleur est majorée par ce test, il faut penser à une sciatique par contracture du muscle piriforme. Pour le confirmer la palpation contre opposition de celui-ci s’impose.

Palpation du piriforme

Tout d’abord le praticien plaque ses mains sur le bord supérieur du grand trochanter (insertion distale), le patient en décubitus dorsal, hanche fléchie, genou fléchi, la plante du pied placée sur le genou contro-latérale.
Puis l’examinateur place une main en légère opposition à la face externe du genou du membre à explorer. Il palpe le piriforme qui se situe sous la masse glutéale. Le muscle à étudier est tendu entre le grand trochanter et le bord latéral du sacrum.

Illustrations:
.: Examen clinique de l’appareil locomoteur – Klaus BUCKUP

Bibliographie:
.: Examen clinique de l’appareil locomoteur – Klaus BUCKUP
.: Atlas d’anatomie palpatoire du membre inférieur – Serge Tixa