Le Moringa oleifera est une plante originaire d’Inde (qui pousse dorénavant dans toutes les régions tropicales) qui commence à faire beaucoup parler d’elle. Si on n’en trouve peu à proprement parler en France, on la voit débarquer sous forme de complément alimentaire et de poudre concentrée.

Les premières recherches menées à son sujet suggèrent que la plante possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires assez importantes pour être soulignées. Elle contient notamment des composés de structure similaire au sulforaphane.

L’espèce la plus connue des 13 variétés de Moringa est le Moringa Oleifera, aussi connu sous le nom d’arbre à Raifort ou encore Arbre de vie (ou arbre miracle).

On dit que les feuilles et les racines de Moringa ont un goût épicé un peu semblable à celui des radis.

Bienfaits et effets du Moringa Olfeira

Le Moringa oleifera est un arbre que l’on appelle parfois Arbre de la vie. Ce n’est pas tant une référence à ses usages médicinaux (la plante est utilisée en ayurvéda depuis des millénaires) qu’au fait que tout est bon dans le moringa (au même titre que le cochon). En effet, cette plante très résistante à la sécheresse se veut aussi très nutritive et donc très précieuse pour les populations des pays dans lesquels elle pousse.

Les populations utilisent autant ses capsules (qui sont les fruits non matures) que ses feuilles (très riches en vitamines), ses Graines (dont on extrait l’huile de moringa) ainsi que ses Racines, c’est dire !

Le moringa apporte de nombreux bienfaits dans de nombreux pays du tiers monde, comme la possibilité d’être utilisé par certains autant pour son bois que sa précieuse faculté à purifier l’eau.

En tant que complément alimentaire, le moringa oleifera est surtout recommandé comme un antioxydant hautement nutritif, capable d’aider à lutter contre le stress oxydatif responsable de nombreuses maladies.

Bien qu’il soit en effet très nutritif, les doses contenues dans les compléments alimentaires sont trop faibles pour clamer quelconque allégation. Cela reste néanmoins une source d’antioxydant relativement puissante (d’autres plantes le sont davantage toutefois), même testée sur des modèles vivants (souvent seuls les tests in vitro sont concluants).

Donc en ce qui concerne ses propriétés antioxydantes, c’est en effet un superaliment.

Ses effets anti-inflammatoires

Voici la seconde propriété qui lui a valu sa réputation, mais sur ce point, la science possède un peu moins de données.

L’un des bioactifs, le RBITC, est efficace pour supprimer l’activation des macrophages dans la gamme nanomolaire, ce qui a le mérite d’être prometteur, mais demande plus de recherches. Au-delà de cela, il semble y avoir un bel effet antidiabétique qui a fait l’objet de tests préliminaires chez l’homme. Ces travaux suggèrent que le moringa oleifera peut promouvoir la santé pancréatique et réduire la glycémie.

Bien que les propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires soient intéressantes, avant que les mécanismes exacts soient compris et que la puissance relative par rapport à d’autres antioxydants ou anti-inflammatoires soit testée, il est difficile de recommander ce complément plus qu’un autre. La recherche sur l’humain manquant encore cruellement, il est un peu difficile de dire que le Moringa est aujourd’hui un superaliment.

Mise en garde/ précautions

Il est important de noter que même si la plante est généralement considérée comme “non toxique “, cela ne semble pas toujours être le cas. Bien que les doses indiquées ci-dessous semblent mettre à l’abri de toute toxicité, une augmentation relativement faible (3 à 4 fois la dose recommandée) est connue pour causer des dommages génotoxiques et pourrait favoriser la formation de cancer voire même causer des dommages manifestes aux organes (surtout au foie et aux reins).

Cet effet est surtout observé avec les graines, la toxicité des feuilles quant à elle semble moins préoccupante. La complémentation en moringa est quoi qu’il en soit contre-indiquée chez les femmes enceintes, bien qu’elle puisse être galactogogue (augmente la production de lait maternel), elle semble avoir le potentiel d’induire des avortements.

Comment le consommer ?

Il n’y a pas beaucoup de preuves humaines à l’heure actuelle, mais la majorité des études animales utilisent des rats et un extrait aqueux des feuilles.

Lorsque ces conditions sont remplies, il semble que la consommation orale de 150-200 mg/kg est jugée optimale. Il est important de noter qu’en raison des différences dans la biochimie entre rats et humain, il est souvent difficile d’extrapoler directement la relation dose-réponse équivalente chez l’humain sur une base mg/kg.

Les études humaines actuellement en cours utilisent soit 500 mg d’extrait de feuille, soit 3 grammes de graines.

Qu’en penser ?

Ce supplément doit être abordé avec un peu de scepticisme, il serait peut-être bon de ne pas céder tout de suite à la tendance et s’armer de patience. Certes il y a des études encourageantes, mais il faut aussi garder à l’esprit que la plante est très économique et que les compléments alimentaires qui en sont issus sont très faciles à produire massivement, à moindre coût donc.

Cela en fait un produit idéal afin de marger à fond pour n’importe quelle compagnie qui peut ensuite le vendre en vanter des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, propriétés qui en soit ne sont pas fausses, mais pas non plus abracadabrantes.

Source : https://examine.com/supplements/moringa-oleifera/