Les maladies cardio-vasculaires comprennent les pathologies du cœur et des vaisseaux. On distingue :

  • l’infarctus du myocarde : les artères coronaires se bouchent
  • l’angine de poitrine : insuffisance coronarienne
  • les accidents ischémiques transitoires : maux de tête, trouble de la vision
  • l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs

Epidémiologie

La mortalité

Les maladies cardio-vasculaires constituent la 1ère cause de décès (la 2ème est le cancer). Elle représente 40 % des décès dans la mortalité globale, soit environ 180 000 décès / an. Parmi les décès dus aux maladies cardio-vasculaires, 60 % sont du aux maladie de cœur avec 30 % d’infarctus du myocarde et 30 % d’autres pathologies du cœur.

Les maladies cardio-vasculaires sont au 3ème rang pour les 20 à 45 ans, 2ème pour les 45 à 55 ans, et 1er rang à partir de 65 ans. Ces maladies présentent une prédominance masculine. De plus, on constate que les catégories socio-professionnelles modestes sont les plus touchées car ils vont moins chez le médecin, font moins de sport et ont une mauvaise alimentation.

On observe une régression des cas de maladie cardio-vasculaire ces 15 dernières années, car il y a une prévention et les progrès de la médecine.

La morbidité

Elle est difficile à évaluer car on manque de données. On estime à 3 millions le nombre de personnes souffrants de troubles coronariens.
On estime en France :

  • pour l’infarctus : 300 000
  • pour les AVC : 170 000

On estime le nombre d’hyper tendus en France à 5 millions. Les infarctus sont 2,5 fois moins nombreux en France qu’aux États-Unis. Les athéroscléroses sont une maladie multi-factorielle : 90 % des infarctus sont dus à des athéroscléroses.

Les facteurs de risque

  • sexe : plus élevé chez les hommes que chez les femmes (car elles sont protégées par les œstrogènes)
  • âge : plus une personne est âgée plus elle a de risque d’avoir une MCV
  • hypertension artérielle
  • hypercholestérolémie
  • tabac
  • alcool
  • diabète non insulino-dépendant
  • hérédité : diabète, cholestérol, HTA…
  • sédentarité
  • catégories socio-professionnelles

Conséquences socio-économiques

  • indemnités journalières
  • frais annexes
  • frais d’examen et de traitement faisant appel à la haute technologie
  • nécessité de changer ses habitudes de vie (réduction des capacités physiques)
  • frais de rééducation et de réinsertion professionnelle

Prévention

C’est la lutte contre les facteurs de risque et d’athérosclérose. On a deux stratégies :

  • la stratégie de masse (publicité) qui vise à modifier l’attitude et le comportement des gens face à une nutrition équilibrée, au tabagisme, à l’exercice physique régulier.
  • la stratégie individuelle : il faut dépister les facteurs de risque et il faut également proposer une méthode de prévention (arrêter de fumer, hygiène de vie, nutrition et exercices physiques, traiter l’HTA).

Conclusion

Grâce aux études épidémiologiques et aux enquêtes thérapeutiques qui ont été faites, nous ne séparons plus des anomalies qui aboutissent toutes à une maladie cardiaque, vasculaire ou cérébrale.

Si l’on a une HTA, une hyperglycémie, une hypercholestérolémie, une prise en charge pour le risque global est nécessaire et comprend quatre objectifs :

  • évaluer le risque
  • prise en charge thérapeutique
  • tenir compte de la génétique
  • méthode de mesure pour la tension artérielle

En tant que pédicure-podologue, il est de notre devoir de pratiquer un bilan vasculaire rigoureux avant chaque début de soins, afin de déceler une éventuelle anomalie artérielle susceptible d’être traitée par des anticoagulants dans le cas par exemple d’une athérosclérose. De plus, nous devons effectuer un soin rigoureux afin d’éviter toute hémorragie.